Matar Séne: De la Solidarité Militante à la Responsabilité Nationale


Matar Sène : de la solidarité militante à la responsabilité nationale !
– Par Ndiawar Diop
Dans un pays où la politique est souvent jugée à l’aune des discours, certains hommes se distinguent par la constance de leurs actes. Matar Sène, membre fondateur du PASTEF – Les Patriotes, aujourd’hui investi de la responsabilité stratégique de Délégué général à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, appartient à cette catégorie d’acteurs politiques dont l’engagement social ne date pas de l’accession au pouvoir.
Bien avant l’arrivée au sommet de l’État du président Bassirou Diomaye Faye et de la nouvelle dynamique politique incarnée par Ousmane Sonko, Matar Sène s’était déjà illustré dans les communautés par une approche profondément sociale de la politique.
Dans de nombreuses localités, il organisait régulièrement des actions de solidarité : dons de fournitures scolaires pour soulager les familles en début d’année académique, initiatives communautaires pour la prise en charge des cérémonies de circoncision de jeunes garçons issus de milieux modestes, ou encore appui matériel aux écoles et structures éducatives.
Ces initiatives, souvent menées loin des caméras et sans calcul politicien apparent, traduisaient déjà une conviction forte : la politique doit être avant tout un instrument de transformation sociale et de dignité pour les plus vulnérables.
Aujourd’hui, la responsabilité qui lui incombe dépasse largement l’échelle locale. À la tête de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, il se retrouve au cœur d’un dispositif stratégique de l’État sénégalais, notamment dans la gestion et la réforme des programmes de filets sociaux comme les bourses de sécurité familiale, destinées à soutenir les ménages les plus fragiles.
Lors d’un récent panel organisé par le MONAPH, Matar Sène n’a pas hésité à dresser un diagnostic sans complaisance des difficultés héritées du passé : des dysfonctionnements dans la gestion des aides sociales, des retards injustifiés dans les paiements, mais aussi des détournements qui ont parfois éloigné ces ressources de leurs véritables bénéficiaires. Face à ce constat, il a réaffirmé la volonté du nouveau régime d’instaurer une gestion fondée sur la transparence, l’équité et la célérité, afin que les bourses de sécurité familiale parviennent enfin à ceux pour qui elles ont été conçues.
Dans un contexte où les attentes sociales sont immenses, la mission de Matar Sène est cruciale. Le Sénégal dispose aujourd’hui d’outils qui, bien gérés, peuvent transformer profondément la protection sociale : digitalisation des paiements pour éviter les fraudes, ciblage plus précis des ménages vulnérables, extension des programmes d’aide aux personnes âgées, aux personnes vivant avec un handicap et aux familles rurales confrontées à la précarité.
Mais la réussite d’une telle ambition ne dépend pas d’un seul homme. Elle nécessite un accompagnement solide de la tutelle gouvernementale, des moyens administratifs adaptés et une coordination efficace avec les collectivités locales et les organisations communautaires.
Ceux qui connaissent le parcours de Matar Sène savent qu’il porte en lui cette culture de proximité avec les populations.
L’homme qui distribuait des cahiers dans les écoles de quartier et soutenait les initiatives sociales de jeunesse se retrouve aujourd’hui face à une responsabilité nationale : faire de la solidarité non plus seulement un acte militant, mais une politique publique structurée.
Si les réformes annoncées se concrétisent et si les moyens suivent l’ambition, la Délégation générale à la Protection sociale pourrait devenir l’un des piliers du nouveau contrat social promis aux Sénégalais.
Car au fond, la véritable mesure d’un pouvoir ne réside pas dans les slogans ou les promesses, mais dans la capacité à protéger les plus faibles et à redonner espoir aux oubliés du système.
Et c’est précisément sur ce terrain que beaucoup attendent aujourd’hui Matar Sène.
✍🏾 Ndiawar Diop




