Président DIOMAYE sans SONKO: La RÉVOLUTION trahie.
PRÉSIDENT DIOMAYE SANS SONKO,
LA RÉVOLUTION TRAHIE
Elle, qui invitait à n reprises sur son plateau très spécial les sbires du système en guerre ouverte contre l’opposition radicale d’alors, réapparaît à nouveau avec une désinvolture insolente pour proclamer qu’après le 7 mars 2026, rien ne sera plus comme avant. La rupture Diomaye – Sonko sera systématique et il n’y aura plus d’écart, de positions ambiguës.
La sortie publique de Maimouna Ndour Faye révèle l’envie folle de la directrice de la 7TV de porter la communication du Président de la République perdu dans les labyrinthes du palais. C’est elle qui avait servi vilement pendant douze bonnes années le régime sortant, qui revient, encore insatiable, monnayer ses charmes et ses talents affadis contre les dernières ressources des contribuables sénégalais.
De tout ce qu’elle avait dit la veille, rien ne s’est avéré qui puisse faire trembler la République. Dans la salle, les caméras ne filmaient que des dos tournés comme si les journalistes étaient expressément relégués à l’arrière pour masquer les images des présents. Les téléspectateurs avaient besoin d’identifier ceux qui sont là parmi les 350 maires des communes du Sénégal annoncés, plus de 83 députés pro-Diomaye, les 500 dirigeants des partis, mouvements, associations, les DG, les PCA, la jeunesse saine.
Ce n’est que du bluff, de l’enfumage. Les présents dans la salle laissent penser qu’ils sont payés pour faire de la figuration.
Mimi, la maîtresse de cérémonie, n’est pas dans son assiette. L’organisation, le management, la gestion humaine des militants ne sont pas son fort. Elle est restée ce qu’elle a toujours été, une petite bourgeoise distante des masses et couches sociales. Elle n’est pas ce genre de femme de terrain qui peut descendre à la base, parler à ses sœurs, partager leurs émotions, leurs ressentis leurs préoccupations, gagner leur confiance, et s’engager avec elle et autour du Président pour construire quelque chose de durable.
D’ailleurs, ce n’est pas dans ses intentions, tout comme tous les autres membres du présidium, trois recalés aux dernières élections présidentielles, un maire d’une petite commune de 14 000 habitants, d’une superficie de 1,97 kilomètres carrés, chargé de structurer une coalition d’une telle importance.
Ne croit à cette coalition que Diomaye, peut-être ? Triste pour ce déserteur de sa propre famille et qui se fait adopter par ses adversaires.
Par ailleurs, Mimi Touré, superviseur, au-delà de l’insignifiance de sa représentativité politique, est le propre goulot d’étranglement de la coalition Diomaye Président. Sa présence de premier plan dans le dispositif de Diomaye Faye n’est pas de nature à faciliter un rapprochement avec le PDS et l’APR, compte tenu de ses antécédents fâcheux avec Karim Wade, Idrissa Seck, Macky Sall et tout récemment Ousmane Sonko. À moins que Diomaye la trahisse pour la faire sauter
La rencontre au King Fahd Palace de ce samedi 07 mars 2026 a le mérite de consacrer la naissance de « Diomaye Président 2029 », de mettre fin, une fois pour toute, aux doutes sur les ambitions cachées de l’ex- Secrétaire Général du Pastef, président de transition, de candidater pour un deuxième mandat.
Les Sénégalais qui s’attendaient à une déclaration politique radicale sont restés sur leur faim, du fait du manque de courage du Président Diomaye de franchir le Rubicon.
À la place, il est resté dans le dilatoire à réciter des faits décousus pour se réfugier dans un équilibrisme précaire, laissant au carreau Maimouna Ndour Faye avec ses annonces péremptoires, Aminata Touré et Abdourahmane Diouf avec leurs faux discours guerriers.
Les écarts de jambes dont on annonçait la fin avec fracas et bruits, ont encore de beaux jours devant eux, le Président du Pastef étant le maître du jeu aux horizons des deux prochaines échéances électorales.
Les initiatives prises ainsi que les actes posés par Bassirou Diomaye Faye depuis un certain temps échappent à la logique et à la raison. Les positions qu’il adopte doivent inquiéter sur son état, son équilibre.
Savoir s’il n’est pas traversé par des moments de lassitude, de surmenage de la fonction présidentielle qui est trop lourde pour ses frèles épaules
Quel gain escompte-t-il tirer d’une alliance contre nature avec des adversaires foncièrement réfractaires au changement et incarnant le système de pillage et de bradage des ressourcés du pays ? Des alliés qui érigent les détournements des derniers publics en mode de gouvernance, qui s’aplatissent face au dictat du FMI, de la Banque mondiale et des multinationales internationales.
Ce n’est qu’une trahison dont les conséquences immédiates seraient la restructuration de la dette, l’arrêt des poursuites judiciaires contre les détournements de derniers publics, le blanchiment d’argent, l’amnistie des crimes de sang et en filigrane des manœuvres souterraines pour invalider la candidature de Ousmane Sonko en 2029.
C’est comme qui dirait que Diomaye prépare un plan suicidaire, un chaos politique, social
et économique pour le Sénégal


