Diourbel: la nature a horreur du vide.


La ville de Diourbel est secouée cette semaine par une affaire de mœurs où une quinzaine de personnes sont poursuivies pour actes contre nature, pratiques homosexuelles.
Une des causes de cette débauche c’est le manque de lieux de distraction pour la jeunesse qui ne sait plus oû donner de la tête.
Dans les années 80, la ville de Diourbel était connue pour son ambiance des grandes fêtes avec des dancings et des salles de spectacles où les orchestres de Dakar tels le Stard Band, le Number One, le Baobab … se bousculaient, les week-ends. Mais cela était lié aussi à l’essor de la grande usine de la SEIB qui avait fini de faire de la ville de Diourbel un lieu de convergence pour trouver du travail. Chaque jour plus 2000 journaliers trouvaient du travail à l’usine qui ressemblait à un village tellement l’affluence était grande.
La nuit venue, Diourbel était en sons et lumière avec ses dancings qui ne désemplissaient pas. De Mbacké en passant par Bambey voire même Thiés et Kaolack, tous les travailleurs ralliement le samedi soir la ville de Diourbel. Mais depuis que l’usine a périclité, c’est comme si la ville de Diourbel était tombée sous ses décombres. Les boîtes de nuit et les dancings ont mis la clé sous le paillasson. Tout est devenu terne d’un seul coup.
La jeunesse qui a besoin de s’épanouir n’a pas pu bénéficier de ce cadre de vie leur permettant de s’exprimer et de se divertir.
Mais comme la nature a horreur du vide, jeunes filles et garçons se refugient derrière des pratiques malsaines.
Il y a de cela quelqus années des jeunes filles et des garçons se retrouvaient pour faire le » bombasse » dans des lieux non recommandés et la police avait fait une descente musclée pour arrêter plus d’une vingtaine de jeunes tous des élèves.
L’année dernière, des jeunes qui aimaient conduire des vélos en sorte de randonnée à travers les artères de la ville avaient commis l’irréparable en tuant un individu au cours d’une dispute.
Cette semaine c’est encore une affaire de mœurs qui secoue la ville avec quinze personnes arrêtées pour actes contre nature et pratiques homosexuelles dans une ville où le fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké a séjourné pendant quinze bonnes années.
Le comble c’est la présence massive de jeunes parmi ces personnes.
Est-ce à dire qu’ils sont en manque de lieux de divertissement ce qui a débouché sur ces mauvaises fréquentations, ou tout simplement que la débauche et ces mauvaises pratiques ont atteint un seuil insoupçonné.
Il urge de trouver une solution radicale et surtout faire de la répression une arme de dissuasion.




