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Mer rouge: les États-Unis à la tête d’une coalition pour sécuriser le transport maritime

Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a annoncé lundi la formation d’une coalition de 10 pays, à laquelle va notamment participer la France aux côtés du Royaume-Uni, la Norvège, l’Italie, le Bahreïn, le Canada, les Pays-Bas et les Seychelles entre autres, afin de sécuriser le transport maritime en mer Rouge.

La marine américaine est déjà prépositionnée dans la région. En dehors du porte-avions USS Gerald R. Ford, déjà présent en Méditerranée orientale pour soutenir Israël dans sa guerre contre les Palestiniens, il y a aussi l’USS Dwight D. Eisenhower, positionné dans la région du golfe Persique depuis novembre. Les destroyers de l’US Navy patrouillent également en mer Rouge.

La frégate française Languedoc, la frégate espagnole Victoria et le destroyer britannique HMS Diamond complètent ce dispositif de sécurisation du transport maritime en mer rouge qui devrait avoir pour nom Properity Guardian.

Les attaques contre les navires qui s’aventurent en mer rouge n’ont cessé de se multiplier ces derniers jours. Les compagnies maritimes considèrent désormais cet espace comme “zone à risque”.

L’Égypte qui est le principal bénéficiaire du trafic maritime entre la mer rouge et l’Europe via le canal de Suez accuse déjà le coup.

L’Autorité égyptienne du Canal de Suez (SCA) a déclaré, dimanche, que 55 navires ont été déroutés vers le Cap de Bonne Espérance en Afrique du Sud, depuis le 19 novembre suite à des attaques contre des navires en Mer Rouge.

Toutefois, Oussama Rabie, président de la SCA, a indiqué que 2 128 navires avaient tout de même traversé le canal de Suez au cours de la même période.

“Nous suivons de près l’impact des tensions actuelles en mer Rouge et étudions leur incidence sur la navigation via le canal”, a déclaré Rabie.

Trois grandes entreprises de fret, dont MSC, la plus grande compagnie de transport maritime par conteneurs au monde, ont déclaré, samedi, qu’elles éviteraient le canal de Suez en raison des attaques des Houthis contre les navires à destination d’Israël.

Un choix qui, d’après ICS (la Chambre internationale de la marine marchande) n’est pas sans conséquences. L’évitement de la mer Rouge entraîne des surcoûts et des retards, d’autant plus que 12% du commerce mondial passe par cette partie.

Tout est parti de l’attaque spectaculaire le 19 octobre dernier d’un navire commercial en mer rouge. Sur une vidéo diffusée par les rebelles houthis, on voit un hélicoptère se poser sur le pont du bateau et une dizaine d’hommes armés en descendre pour se lancer à l’assaut de la cabine de pilotage. Les assaillants ont ensuite convoyé le navire vers le port yéménite d’Al-Salif, à Al-Hodeïda. Ils disent agir ainsi en représailles contre Tel Aviv qui “ martyrise actuellement les Palestiniens à Gaza”, et ciblent particulièrement les navires dans le sud de la Mer Rouge, avec un intérêt particulier pour les navires à destination d’Israël.

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